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APT.CONF(5) APT APT.CONF(5)

NOM

apt.conf - Fichier de configuration pour APT

DESCRIPTION

Le fichier apt.conf est le fichier de configuration principal du l'ensemble de programmes APT, mais n'est de loin pas le seul endroit où des choix d'options peuvent être effectués. L'ensemble des outils partagent leur analyse de la ligne de commande, ce qui permet de garantir un environnement d'utilisation uniforme.
Lorsqu'un programme de l'ensemble APT est utilisé, il lit le fichier de configuration dans l'ordre suivant :
1.fichier indiqué par la variable d'environnement APT_CONFIG si elle existe
2.tous les fichiers de Dir::Etc::Parts dans l'ordre alphanumérique ascendant qui ont soit l'extension "conf", soit aucune extension et qui ne contiennent que des caractères alphanumériques, des tirets (-), des caractères de soulignement (_) et des points (.), les autres fichiers étant ignorés. Dans le cas contraire, APT affichera un avertissement indiquant qu'il a ignoré un fichier si celui-ci ne correspond par à un motif défini dans Dir::Ignore-Files-Silently (les fichiers correspondant à cette variable de configuration étant, eux, ignorés silencieusemennt).
3.le fichier de configuration défini par Dir::Etc::Main
4.toutes les options définie dans le sous-arbre binaire de configuration spécifique sont déplacées à la racine de l'arbre.
5.les options de ligne de commande sont appliquées pour remplacer les directives de configuration ou pour charger d'autres fichiers de configuration.

SYNTAXE

Le fichier de configuration est construit comme un arbre d'options organisées en groupes fonctionnels. On se sert du double deux points (« :: ») pour indiquer une option ; par exemple, APT::Get::Assume-Yes est une option pour le groupe d'outils APT, destinée à l'outil Get. Il n'y a pas d'héritage des options des groupes parents.
Syntaxiquement, le langage de configuration est conçu sur le même modèle que les langages utilisés par des outils ISC tels que bind et dhcp. Une ligne qui commence par // est traitée comme un commentaire et ignorée, de même que les sections de texte placées entre /* et */, tout comme les commentaires C/C++. Chaque ligne est de la forme : APT::Get::Assume-Yes "true";. Les guillemets et le point-virgule final sont obligatoire. La valeur doit tenir sur une seule ligne et il n'existe pas de fusion de chaînes. Elle ne doit pas comporter de guillemets et de barre oblique inversée. Le nom d'une option peut contenir des caractères alphanumériques et « /-:._+ ». On peut déclarer un nouveau champ d'action avec des accolades, comme suit :
   
APT {
  Get {
    Assume-Yes "true";
    Fix-Broken "true";
  };
};
avec des retours à la ligne pour faciliter la lecture. On peut créer une liste en ouvrant un champ d'action et en y insérant une chaîne entre guillemets suivie d'un point virgule. Des entrées multiples peuvent être incluses, séparées par des points-virgules.
   
DPkg::Pre-Install-Pkgs {"/usr/sbin/dpkg-preconfigure --apt";};
Les modèles /usr/share/doc/apt/examples/configure-index.gz montrent à quoi devrait ressembler le fichier de configuration.
Les identifiants des options de configuration ne sont pas sensibles à la casse. Dans l'exemple précédent, on pourrait donc aussi bien utiliser dpkg::pre-install-pkgs.
Les noms des éléments de configuration sont optionnels si une liste est définie, comme cela peut se voir avec l'exemple DPkg::Pre-Install-Pkgs précédent. Si vous n'indiquez pas de nom, une nouvelle entrée ajoutera une nouvelle option à la liste. Dans le cas contraire, l'option correspondante peut être remplacée, comme toute autre option, en lui réaffectant une valeur.
Deux éléments spéciaux sont autorisés : #include (qui est obsolète et n'est plus géré par des implémentations alternatives) et #clear. #include inclut le fichier donné en paramètre, à moins que le nom ne se termine par une barre oblique auquel cas le répertoire entier est inclus. #clear sert à effacer une partie de l'arbre de configuration. L'élément désigné et tout ses descendants sont supprimés. Veuillez noter que ces lignes doivent également se terminer avec un point-virgule.
La commande #clear est la seule façon de supprimer une liste ou un champ d'action (« scope »). La réouverture d'un scope ou le style « :: » décrit plus loin ne remplaceront pas les entrées écrites précédemment. Les options ne peuvent être remplacées qu'en leur affectant une nouvelle valeur. Les listes et les champs d'action ne peuvent être remplacés mais seulement effacés.
Tous les outils d'APT possèdent une option -o qui permet de spécifier une configuration quelconque depuis la ligne de commande. La syntaxe consiste en un nom complet d'option (par exemple APT::Get::Assume-Yes) suivi par un signe égal, puis par la nouvelle valeur de l'option. On peut compléter une liste en ajoutant un :: final au nom de la liste. Comme on peut s'en douter, la syntaxe de champ d'action (« scope ») ne peut pas être indiquée à la ligne de commande.
Veuillez noter que vous ne pouvez utiliser :: que pour ajouter un élément par ligne à la liste et que cela ne devrait pas être utilisé en combinaison avec la syntaxe de champ d'action (« scope ») qui inclut implicitement ::. L'utilisation simultanée des deux syntaxes déclenchera un bogue dont certains utilisateurs se servent comme d'une fonctionnalité : une option avec le nom inhabituel « :: » se comportera comme toute autre option nommée. Cela risque d'avoir de nombreux problèmes comme conséquence, par exemple si un utilisateur écrit plusieurs lignes avec cette syntaxe erronée afin de faire un ajout à la liste, l'effet obtenu sera inverse puisque seule la dernière valeur pour l'option « :: » sera utilisée. Les futures versions d'APT retourneront une erreur et l'exécution sera interrompue si cette utilisation incorrecte est rencontrée. Il est donc conseillé de corriger ces défauts tant qu'APT ne s'en plaint pas explicitement.

LE GROUPE APT

Ce groupe d'options contrôle le comportement global d'APT et contient également des options communes à tous les outils.
Architecture
L'architecture du système ; cette option positionne l'architecture à utiliser pour récupérer des fichiers et analyser des listes de paquets. La valeur interne par défaut est l'architecture pour laquelle APT a été compilé.
Architectures
Toutes les architectures gérées par le système. Par exemple, les processeurs qui mettent en œuvre le jeu d'instructions amd64 (aussi appelé x86-64) peuvent exécuter des binaires compilés pour le jeu d'instructionsi386 (x86). Cette liste est utilisé pour récupérer des fichiers et analyser les listes de paquets. La valeur par défaut initiale est toujours celle de l'architecture native du système (APT::Architecture) et les autres architectures sont ajoutées à la liste par défaut lorsqu'elles sont enregistrées avec dpkg --add-architecture.
Compressor
Ce champ d'action (« scope ») définit quels formats de compression sont gérés, comment la compression et la décompression peuvent être réalisées si ce format n'est pas pris en charge directement dans APT et une indication du coût d'une compression dans ce format. Dans cet exemple, le paragraphe suivant de la configuration permettra à APT de télécharger, décompresser, créer et stocker des fichiers avec l'extension de fichier à bas coût .reversed qu'il passera à la commande rev sans paramètre supplémentaire en ligne de commande pour la compression et la décompression :
Build-Profiles
Liste de tous les profils de construction activés pour la résolution de dépendances de construction, sans le préfixe de l'espace de nommage du "profile.". Par défaut, cette liste est vide. La variable DEB_BUILD_PROFILES comme l'utilise dpkg-buildpackage(1) annule la notation de liste.
Default-Release
Indique la distribution à utiliser par défaut lors de l'installation d'un paquet si plusieurs versions sont disponibles. La valeur peut être un nom de distribution ou un numéro de version. Exemples : « stable », « testing », « stretch », « buster », « 4.0 », « 5.0* ». Voir aussi apt_preferences(5).
Ignore-Hold
Ignore les paquets « gelés » ; cette option globale indique au système de résolution de ne pas tenir compte des paquets « gelés » dans sa prise de décision.
Clean-Installed
Avec cette option qui est activée par défaut, la fonctionnalité « autoclean » supprime du cache tout paquet qui ne peut plus être récupéré. Quand cette option est désactivée, les paquets qui sont installés localement sont aussi exclus du nettoyage - mais notez que APT ne fournit aucun moyen direct pour les réinstaller.
Immediate-Configure
La valeur par défaut est « on » ce qui a pour conséquence qu'APT installera les paquets essentiels et importants dès que possible pendant les opérations d'installation ou de mise à jour, afin de limiter les conséquences d'un échec de dpkg(1). Si cette option est désactivée, APT traitera les paquets importants comme les paquets de priorité « extra » : entre la décompaction du paquet A et sa configuration, de nombreuses opérations de décompaction ou de configuration peuvent prendre place pour des paquets B ou C qui n'ont rien à voir. Si ces opérations provoquent un échec de dpkg(1) (par exemple si les scripts du responsable du paquet B provoquent une erreur), le résultat est que le paquet A est décompacté mais non configuré. En conséquence, les paquets qui en dépendent pourraient ne plus fonctionner puisque leurs dépendances ne sont pas satisfaites.
Le marqueur de configuration immédiate est également utilisé dans le cas potentiellement délicat de dépendances circulaires, car une dépendance avec le marqueur « immediate » est équivalent à une pré-dépendance. Cela permet en théorie à APT de reconnaître le cas où il ne peut effectuer de configuration immédiate et de s'interrompre pour suggérer de désactiver temporairement l'option pour permettre aux opérations de s'effectuer. Veuillez noter l'utilisation du terme « en théorie » : en réalité, ce problème est rarement rencontré, dans des versions non stables de distributions, et était causé par des dépendances incorrectes ou par un système déjà dans un état instable. Vous ne devriez donc pas désactiver cette option sans savoir ce que vous faites car le scénario ci-dessus n'est le seul qu'elle permet d'éviter.
Avant qu'une opération importante comme dist-upgrade ne soit exécutée avec cette option désactivée, vous devriez essayer d'installer (install) explicitement le paquet qu'APT ne peut pas configurer immédiatement. Ne manquez toutefois pas de signaler le problème dans votre distribution et à l'équipe de maintenance d'APT avec le lien de système de gestion de bogues ci-dessous, afin qu'ils puissent améliorer ou corriger les processus de mise à jour.
Force-LoopBreak
Ne jamais activer cette option à moins que vous ne sachiez réellement ce que vous faites. Elle autorise APT à supprimer temporairement un paquet essentiel pour mettre fin à une boucle Conflicts / Conflicts ou Conflicts / Pre-Depends entre deux paquets essentiels. Une telle boucle ne devrait jamais se produire : c'est un bogue très important. Cette option fonctionne si les paquets essentiels ne sont pas tar, gzip, libc, dpkg, dash ou tous les paquets dont ces paquets dépendent.
Cache-Start, Cache-Grow, Cache-Limit
À partir de la version 0.7.26, APT utilise un fichier de cache de taille variable indexé en mémoire (« resizable memory mapped cache file ») pour conserver les informations du fichier « available ». Cache-Start définit la taille minimale de ce cache et par conséquent la quantité de mémoire qu'APT utilisera dès son lancement. La valeur par défaut est de 20971520 octets (environ 20 Mo). Il est indispensable que l'ensemble de cette mémoire soit disponible, sinon APT ne pourra se lancer. Il peut donc être nécessaire de diminuer cette valeur sur des systèmes disposant de peu de mémoire. Au contraire, pour des systèmes qui utilisent de nombreuses sources de paquet, il peut être nécessaire de l'augmenter. La valeur de Cache-Grow définit, en octets, la quantité de mémoire supplémentaire qui peut être allouée au cache si la valeur définie par Cache-Start est insuffisante. La valeur par défaut de Cache-Grow est de 1048576 octets (environ 1 Mo). Cette augmentation se fera tant que la taille du cache sera insuffisante pour contenir toutes les informations nécessaires ou qu'elle atteint la valeur limite définie par Cache-Limit. La valeur par défaut de Cache-Limit est nulle (il n'existe donc pas de limite à la taille maximale du cache). Si Cache-Grow est égal à 0, l'augmentation automatique de la taille du cache est désactivée.
Build-Essential
Cette option définit les paquets qui sont considérés comme faisant partie des dépendances essentielles pour la construction de paquets.
Get
La sous-section Get contrôle l'outil apt-get(8), veuillez consulter sa documentation pour avoir plus d'informations sur les options en question.
Cache
La sous-section Cache contrôle l'outil apt-cache(8), veuillez consulter sa documentation pour avoir plus d'informations sur les options en question.
CDROM
La sous-section CDROM contrôle l'outil apt-cdrom(8), veuillez consulter sa documentation pour avoir plus d'informations sur les options en question.

LE GROUPE ACQUIRE

Le groupe d'options Acquire contrôle le téléchargement des paquets ainsi que les différentes « méthodes d'acquisition » qui effectuent ce téléchargement (voir aussi sources.list(5)).
Check-Valid-Until
L'activation de l'option de sécurité qui permet de mettre une limite temporelle de validité au fichier Release permet d'éviter des attaques de type « replay » et permet d'éviter d'utiliser des miroirs qui ne sont plus à jour. Cependant, cette fonctionnalité a besoin que l'horloge du système soit à jour. Les gestionnaires d'archives devraient créer des fichiers Release comportant l'en-tête Valid-Until. Cependant, si cet en-tête est absent, ou si une valeur plus stricte est désirée, la valeur du paramètre Max-ValidTime est alors utilisée. L'option Check-Valid-Until des entrées de sources.list(5) devrait être préférée pour désactiver sélectivement la vérification plutôt que d'utiliser ce remplacement global.
Max-ValidTime
Durée maximale (en secondes) pendant laquelle un fichier Release est considéré comme valable, à partir du moment de sa création (tel que cela est indiqué dans l'en-tête Date). Si ce fichier lui-même comporte un en-tête Valid-Until la plus ancienne des deux dates est utilisée comme date d'expiration. La valeur par défaut (0) signifie « valable éternellement ». Un réglage spécifique pour une archive donnée peut être défini en ajoutant l'étiquette de l'archive au nom de l'option. De préférence, le même résultat peut être obtenu pour des entrées particulières de sources.list(5) en utilisant ici l'option Valid-Until-Max.
Min-ValidTime
Durée minimale (en secondes) pendant laquelle un fichier Release est considéré comme valable, à partir du moment de sa création (tel que cela est indiqué dans l'en-tête Date). Il est conseillé d'utiliser ce réglage si vous utilisez un miroir mis à jour ponctuellement (par exemple un miroir local) d'une archive mise à jour plus fréquemment avec un en-tête Valid-Until plutôt que de désactiver complètement le contrôle des dates d'expiration. Un réglage spécifique pour une archive donnée peut être défini en ajoutant l'étiquette de l'archive au nom de l'option. De préférence, le même résultat peut être obtenu pour des entrées particulières de sources.list(5) en utilisant ici l'option Valid-Until-Min.
PDiffs
Essayer de télécharger les fichiers différentiels appelés PDiffs pour les index (par exemple les fichiers Packages), plutôt que de les télécharger entièrement. Par défaut à « true ». De préférence, cela peut être défini pour des entrées particulières de sources.list(5) ou des fichiers d'index en utilisant ici l'option PDiffs.
Deux sous-options permettant de limiter l'utilisation de fichiers « pdiff » sont également disponibles. FileLimit permet d'indiquer le nombre maximal de fichiers de différences peuvent être téléchargés pour modifier un fichier. SizeLimit permet par ailleurs de limiter la taille combinée des fichiers de différences récupérés à un certain pourcentage du fichier à modifier. Si une de ces limites est dépassée, le fichier complet est téléchargé au lieu de télécharger les fichiers de différences.
By-Hash
Essayer de télécharger les index avec un URI construit à partir de la somme de hachage du fichier attendu plutôt que de les télécharger à partir d'un nom de fichier stable bien connu. Par défaut à « true », mais automatiquement désactivé si la source n'indique pas sa prise en charge. Son utilisation peut être forcée avec la valeur spéciale « force ». De préférence, cela peut être défini pour des entrées particulières de sources.list(5) ou des fichiers d'index en utilisant ici l'option By-Hash.
Queue-Mode
Mode de file d'attente ; Queue-Mode peut prendre les valeurs host ou access, ce qui détermine comment APT parallélise les connexions sortantes. Host signifie qu'une connexion par cible sera initiée, tandis que access signifie qu'une connexion par type d'URI sera initiée.
Retries
Nombre d'essais à effectuer. Si ce nombre n'est pas nul, APT essaie de récupérer, le nombre donné de fois, les fichiers dont la récupération a échoué.
Source-Symlinks
Utilise des liens symboliques pour les archives de sources. Positionnée à « true », cette option crée si possible des liens symboliques vers les archives de sources au lieu de les copier. Par défaut à « true ».
http
http::Proxy est le mandataire (proxy) HTTP à utiliser par défaut pour les URI HTTP. Il se présente sous la forme standard : http://[[utilisateur][:mot_de_passe]@]hôte[:port]/. On peut spécifier un mandataire particulier par hôte distant en utilisant la syntaxe : http::Proxy::<hôte>. Le mot-clé spécial DIRECT indique alors de n'utiliser aucun mandataire pour l'hôte. Si aucun des paramètres précédents n'est défini, la variable d'environnement http_proxy annule et remplace toutes les options de mandataire HTTP.
Trois options de configuration sont fournies pour le contrôle des caches compatibles avec HTTP/1.1. No-Cache signifie que le mandataire ne doit jamais utiliser les réponses qu'il a stockées ; Max-Age établit l'ancienneté maximale (en secondes) d'un fichier d'index dans le cache du mandataire. No-Store indique que le mandataire ne doit pas mettre en cache les fichiers d'archive, ce qui peut éviter de polluer un cache mandataire avec des fichiers .deb très grands.
L'option timeout positionne le compteur d'expiration du délai (timeout) utilisé par la méthode. Cela s'applique aussi bien à la connexion qu'aux données.
Le réglage Acquire::http::Pipeline-Depth permet d'utiliser l'enchaînement HTTP (« HTTP pipelining », RFC 2616 section 8.1.2.2) ce qui peut être utile par exemple avec des connexions à latence élevée. Il indique le nombre de requêtes envoyées dans le tuyau. APT tente de détecter et de contourner les serveurs web et les mandataires qui se comportent mal à l'exécution, mais si vous savez que vos serveurs ne respectent pas la norme HTTP/1.1, l'enchaînement peut être désactivé en définissant cette valeur à 0. Il est activé par défaut avec une valeur de 10.
Acquire::http::AllowRedirect contrôle le fait qu'APT suive les redirections. Ce réglage est activé par défaut.
La bande passante utilisée peut être limité avec Acquire::http::Dl-Limit qui peut prendre une valeur entière, l'unité utilisée étant le kilo-octet par seconde. La valeur par défaut est 0, ce qui correspond à aucune limitation de bande passante. Veuillez noter que cette option désactive implicitement le téléchargement simultané depuis plusieurs serveurs.
L'option Acquire::http::User-Agent peut être utilisée pour envoyer une valeur User-Agent modifiée pour les téléchargements HTTP, ce qui peut par exemple être utile avec certains mandataires HTTP qui n'autorisent l'accès qu'aux client s'identifiant de manière spécifique..
L'option Acquire::http::Proxy-Auto-Detect peut être utilisée pour indiquer une commande externe pour découvrir le mandataire HTTP à utiliser. Le premier et seul paramètre est un URI indiquant l'hôte à contacter pour permettre une configuration propre à l'hôte. Apt s'attend à ce que la commande indique le mandataire sur la sortie standard dans le style http://proxy:port/ ou le mot DIRECT si aucun mandataire ne doit être utilisé. Aucune sortie indique que le mandataire générique doit être utilisé. Notez que l'auto-détection ne sera pas exécutée si une configuration spécifique de mandataire hôte a déjà été établie par Acquire::http::Proxy::$HOST. Voir le paquet squid-deb-proxy-client(1) pour un exemple d'implémentation qui utilise avahi. Cette option l'emporte sur l'ancien nom d'option ProxyAutoDetect.
https
Les options Cache-control, Timeout, AllowRedirect, Dl-Limit et proxy fonctionnent pour les URI HTTPS de la même manière que la méthode http. Les valeurs par défaut sont les mêmes si elles ne sont pas indiquées. L'option Pipeline-Depth n'est pas encore gérée.
La sous-option CaInfo spécifie le fichier contenant les informations sur les certificats de confiance. La sous-option booléenne Verify-Peer précise si le certificat d'hôte du serveur doit être confronté aux certificats de confiance ou pas. La sous-option booléenne Verify-Host précise s'il faut vérifier ou pas le nom d'hôte du serveur. SslCert détermine le certificat à utiliser pour l'authentification du client. SslKey détermine quelle clé privée doit être utilisée pour l'authentification du client. SslForceVersion surcharge la valeur par défaut pour la version de SSL à utiliser et peut contenir l'une des chaînes TLSv1 ou SSLv3.
ftp
ftp::Proxy est le mandataire (proxy) FTP à utiliser par défaut pour les URI FTP. Il se présente sous la forme standard : ftp://[[user][:pass]@]host[:port]/. On peut spécifier un mandataire particulier par hôte distant en utilisant la syntaxe : ftp::Proxy::<hôte>. Le mot-clé spécial DIRECT indique alors de n'utiliser aucun mandataire pour l'hôte. Si aucun des paramètres précédents n'est définis, la variable d'environnement ftp_proxy annule et replace toutes les options de mandataire FTP. Pour utiliser un mandataire FTP, vous devrez renseigner l'entrée ftp::ProxyLogin dans le fichier de configuration. Cette entrée spécifie les commandes à envoyer au mandataire pour lui préciser à quoi il doit se connecter. Voyez /usr/share/doc/apt/examples/configure-index.gz pour savoir comment faire. Les variables de substitution qui représentent le composant d'URI correspondant sont : $(PROXY_USER), $(PROXY_PASS), $(SITE_USER), $(SITE_PASS), $(SITE) et $(SITE_PORT).
L'option timeout positionne le compteur d'expiration du délai (timeout) utilisé par la méthode. Cela s'applique aussi bien à la connexion qu'aux données.
Plusieurs options de configuration sont fournies pour contrôler le mode passif. Il est généralement plus sûr d'activer le mode passif et cela marche dans presque tous les environnements. Cependant, certaines situations nécessitent que le mode passif soit désactivé et que le mode « port » de ftp soit utilisé à la place. On peut le faire globalement, pour des connexions qui passent par un mandataire ou pour une machine spécifique (examinez le modèle de fichier de configuration).
Il est possible de faire transiter le trafic FTP par un mandataire HTTP en positionnant la variable d'environnement ftp_proxy à une URL HTTP -- consultez la méthode http ci-dessus pour la syntaxe. On ne peut pas le faire dans le fichier de configuration et il n'est de toute façon pas recommandé d'utiliser FTP au travers de HTTP en raison de la faible efficacité de cette méthode.
L'option ForceExtended contrôle l'utilisation des commandes liées à la RFC 2428, EPSV et EPRT. Par défaut, elle vaut « false » ce qui signifie que ces commandes ne sont utilisées que pour une connexion de type IPv6. Quand elle vaut « true », on les utilise même si la connexion est de type IPv4. La plupart des serveurs FTP ne suivent pas la RFC 2428.
cdrom
La seule option de configuration pour les URI qui utilisent la méthode cdrom est le point de montage : cdrom::Mount ; il doit représenter le point de montage du lecteur de CD-ROM (ou DVD, etc.) indiqué dans /etc/fstab. D'autres commandes de montage et de démontage peuvent être fournies quand le point de montage ne peut être listé dans le fichier /etc/fstab. Syntaxiquement, il faut placer
/cdrom/::Mount "foo";
dans le bloc cdrom. La barre oblique finale est importante. Les commandes de démontage peuvent être spécifiées en utilisant UMount.
gpgv
La seule option pour les URI GPGV est gpgv::Options, qui permet de passer des paramètres à gpgv
CompressionTypes
Cette option indique la liste des types de compression comprises par les méthodes d'acquisition. Des fichiers comme Packages peuvent être disponibles dans divers formats de compression. Par défaut, les méthodes d'acquisition décompressent et recompressent dans beaucoup de formats courants les fichiers compressés comme avec xz et gzip ; ce champ d'action permet de rechercher les formats pris en charge ou de les modifier, et l'ajout de prise en charge de formats supplémentaires est aussi possible (voir aussi APT::Compressor). La syntaxe à utiliser est : 
Acquire::CompressionTypes:: ExtensionFichier "NomMethode";
Le sous-groupe Order peut être également utilisé pour définir l'ordre dans lequel le système d'acquisition tentera de télécharger les fichiers compressés. Le premier système mentionné sera essayé en premier, puis le suivant en cas d'échec. Ainsi, pour privilégier un format par rapport à un autre, il suffit de le placer en premier dans cette liste. Les types qui ne sont pas déjà indiqués seront ajoutés implicitement à la fin de la liste. Ainsi, par exemple,
Acquire::CompressionTypes::Order:: "gz";
peut être utilisé pour préférer les fichiers compressés avec gzip par rapport à tous les autres formats de compression. Si l'objectif est d'utiliser xz en priorité par rapport à gzip et bzip2, ce réglage doit ressembler à
Acquire::CompressionTypes::Order { "xz"; "gz"; };
. Il est inutile d'ajouter explicitement bz2 à liste car il sera ajouté automatiquement.
Veuillez noter que Dir::Bin:: NomMethode sera contrôlé à l'exécution : si cette option est utilisée et que la prise en charge de ce format n'est pas construite dans APT, la méthode ne sera utilisée que si ce fichier existe. Ainsi, pour la méthode bzip2, le réglage (utilisé en interne) est
Dir::Bin::bzip2 "/bin/bzip2";
. Veuillez également noter que les éléments de liste indiqués à la ligne de commande seront ajoutés à la fin de la liste indiquée dans les fichiers de configuration, mais avant les valeurs par défaut. Dans ce cas, pour établir une préférence par rapport aux types mentionnés dans les fichiers de configuration, il est possible de placer l'option directement, pas sous forme de liste. Cela ne remplacera pas la liste par défaut mais elle sera simplement préfixée avec l'option en question.
Le type spécial uncompressed peut servir à donner la préférence aux fichiers non compressés. Veuillez noter que la plupart des archives ne fournissent pas de fichiers non compressés, donc ce réglage est surtout destiné aux miroirs locaux.
GzipIndexes
Lorsque des index compressés par gzip doivent être utilisés (pour les fichiers Packages, Sources, Translations), ceux-ci seront compressés avec gzip au lieu d'être laissés décompressés. Cela peut permettre de gagner beaucoup d'espace disque au prix d'une utilisation plus importante du processeur lorsque les caches locaux sont créés. Valeur par défaut : Faux (« False »).
Languages
La sous-section « Languages » contrôle quels fichiers Translation sont téléchargés et dans quel ordre APT les utilisera pour afficher les traductions de descriptions. APT recherchera d'abord la première traduction disponible pour le champ Description dans la langue choisie en premier. Les langues peuvent être indiquées par leur code long ou court. Veuillez noter que tous les dépôts ne fournissent pas les fichiers Translation pour toutes les langues, les codes longs de langues étant particulièrement rares.
La liste par défaut contient « environment » et « en ». La valeur « environment » a une signification spéciale : elle sera remplacée, à l'exécution, par les codes de langues utilisés dans la variable d'environnement LC_MESSAGES. Les codes utilisés en double ne seront pas inclus deux fois dans la liste. Si LC_MESSAGES contient « C », seul le fichier Translation-en sera utilisé, s'il est disponible. Pour forcer APT à n'utiliser aucun fichier de traduction, il est nécessaire d'utiliser le réglage Acquire::Languages=none. La valeur « none » a une signification spéciale et indique de ne rechercher aucun fichier Translation. Cela indique à APT de télécharger ces traductions, sans nécessairement les utiliser sauf si la variable d'environnement indique ces langues. Ainsi, dans l'exemple qui suit, l'ordre utilisé sera « en, fr » si dans un environnement configuré pour l'anglais et « fr, en » pour un environnement configuré en français. Les fichiers pour l'allemand seront également téléchargés mais ne sont utilisés que dans un environnement configuré pour l'allemand. Dans ce dernier cas, l'ordre est alors « de, fr, en ».
Acquire::Languages { "environment"; "fr"; "en"; "none"; "de"; };
Note : afin d'éviter des problèmes lorsqu'APT est exécuté dans différents environnements (p. ex. par différents utilisateurs ou différents programmes), tous les fichiers « Translation »qui sont trouvés dans /var/lib/apt/lists/ seront ajoutés à la fin de la liste (après un « none » implicite).
ForceIPv4
Utilisation imposée du protocole IPv4 lors des téléchargements.
ForceIPv6
Utilisation imposée du protocole IPv6 lors des téléchargements.
MaxReleaseFileSize
La taille maximale des fichiers Release/Release.gpg/InRelease. La taille par défaut est 10 Mo.
EnableSrvRecords
Cette option vérifie si APT utilisera l'entrée de serveur DNS SRV telle que définie dans la RFC 2782 pour choisir un serveur alternatif auquel se connecter. La valeur par défaut est « true ».
AllowInsecureRepositories
Autoriser les opérations de mise à jour à charger des fichiers de données à partir de dépôts sans informations de sécurité suffisantes. La valeur par défaut est « false ». Le concept, les implications ainsi que les alternatives sont détaillés dans apt-secure(8).
AllowWeakRepositories
Autoriser les opérations de mise à jour à charger des fichiers de données à partir de dépôts qui fournissent des informations de sécurité, mais qui ne sont plus considérés comme suffisamment robustes sur le plan de la cryptographie. La valeur par défaut est « false ». Le concept, les implications ainsi que les alternatives sont détaillés dans apt-secure(8).
AllowDowngradeToInsecureRepositories
Permettre qu'un dépôt qui était auparavant signé par pgp devienne non signé durant l'opération de la mise à jour. Quand il n'y a pas de signature valable pour un ancien dépôt de confiance, APT refusera la mise à jour. Cette option peut être utilisée pour contourner cette protection. Vous ne souhaiterez presque certainement jamais activer cette option. La valeur pas défaut est « false ». Le concept, les implications ainsi que les alternatives sont détaillés dans apt-secure(8).
Changelogs::URI champ d'action
La récupération des journaux des modifications n'est possible que si l'URI où les télécharger est connu. De préférence, le fichier Release l'indique dans un champ « Changelogs ». S'il n'est pas disponible, les champs Label ou Origine du fichier Release sont utilisés pour vérifier si les options Acquire::Changelogs::URI::Label:: LABEL ou Acquire::Changelogs::URI::Origin:: ORIGINE existent, et si c'est le cas, cette valeur est prise. La valeur dans le fichier Release peut être contournée par Acquire::Changelogs::URI::Override::Label:: LABEL ou Acquire::Changelogs::URI::Override::Origin:: ORIGINE. La valeur devrait être un URI normal vers un fichier texte, à l'exception que les données spécifiques du paquet sont remplacées par le paramètre @CHANGEPATH@. Sa valeur est la suivante : 1. si le paquet provient d'un composant (par exemple main) il constitue la première partie, sinon elle est omise ; 2. est la première lettre du nom du paquet source, sauf si le nom du paquet source commence par lib auquel cas les quatre premières lettres seront utilisées ; 3. le nom complet du paquet source ; 4. le nom complet une fois de plus ; 5. la version de la source. Les quatres premières parties (ou trois si le composant est absent) sont séparées par des barres obliques (« / »), et les deux dernières sont séparées par un caractère de soulignement (« _ »). La valeur spéciale « no » est disponible pour indiquer que cette source ne peut être utilisée pour récupérer les fichiers changelog. Dans ce cas, une autre source sera essayée.

CONFIGURATION SPÉCIFIQUE DEXÉCUTABLE

Particulièrement avec l'introduction de l'exécutable apt il peut être utile de configurer certaines options seulement pour un exécutable particulier dans la mesure ou même des options qui semblent affecter seulement certains binaires telles que APT::Get::Show-Versions affectent apt-get autant qu' apt.
La configuration d'une option pour un exécutable particulier peut être réalisée en réglant l'option dans le champ d'action Binary::exécutable-spécifique. Affecter l'option APT::Get::Show-Versions à apt seulement peut être fait, par exemple en configurant plutôt Binary::apt::APT::Get::Show-Versions.
Veuillez noter que comme cela est indiqué dans la section DESCRIPTION plus haut, il n'est pas possible de configurer les options spécifiques aux exécutables en ligne de commande ni dans des fichiers de configuration chargés par la ligne de commande.

LES RÉPERTOIRES

Les répertoires de la section Dir::State concernent le système local. lists est le répertoire où placer les listes de paquets téléchargés et status est le nom du fichier d'état de dpkg(1). preferences concerne APT : c'est le nom du fichier preferences. Dir::State contient le répertoire par défaut préfixé à tous les sous-éléments, quand ceux-ci ne commencent pas par / ou ./.
Dir::Cache contient les emplacements qui renseignent sur le cache local : par exemple, les deux caches de paquets srcpkgcache et pkgcache, ainsi que l'endroit où sont placées les archives téléchargées, Dir::Cache::archives. On peut empêcher la création des caches en positionnant pkgcache ou srcpkgcache à la valeur "". Cela ralentit le démarrage mais économise de l'espace disque. Il vaut mieux se passer du cache pkgcache plutôt que se passer du cache srcpkgcache. Comme pour Dir::State, le répertoire par défaut est contenu dans Dir::Cache.
Dir::Etc contient l'emplacement des fichiers de configuration, sourcelist indique l'emplacement de la liste de sources et main est le fichier de configuration par défaut (le modifier n'a aucun effet, à moins qu'on ne le modifie avec le fichier de configuration indiqué par la variable APT_CONFIG).
Dir::Parts lit, par ordre d'entrée, tous les fragments de configuration dans le répertoire indiqué. Ensuite, le fichier principal de configuration est chargé.
Les programmes binaires sont pointés par Dir::Bin. L'emplacement des gestionnaires de méthodes est indiqué par Dir::Bin::Methods ; gzip, bzip2, lzma, dpkg, apt-get, dpkg-source, dpkg-buildpackage et apt-cache indiquent l'emplacement des programmes correspondants.
L'option de configuration RootDir a une signification particulière. Lorsqu'elle est définie, tous les chemins sont considérés relativement à RootDir, même les chemins spécifiés de manière absolue. Ainsi par exemple si RootDir est défini comme /tmp/staging, et que chemin du fichier d'état Dir::State::status est déclaré comme /var/lib/dpkg/status alors ce fichier sera cherché dans /tmp/staging/var/lib/dpkg/status. Si vous souhaitez seulement préfixer des chemins relatifs, définissez plutôt Dir.
La liste Ignore-Files-Silently permet d'indiquer quels sont les fichiers qu'APT peut ignorer sans avertissement dans les répertoires contenant des fragments de configuration. Par défaut, les fichiers qui se terminent par .disabled, ~, .bak ou .dpkg-[a-z]+ sont ignorés. Comme cela est visible dans le dernier élément de cette liste, il est possible d'utiliser la syntaxe des expressions rationnelles.

APT ET DSELECT

Quand APT est utilisé comme une méthode de dselect(1), plusieurs directives contrôlent le comportement par défaut. On les trouve dans la section DSelect.
Clean
Mode de nettoyage du cache ; cette variable peut prendre l'une des valeurs suivantes : « always », « prompt », « auto », « pre-auto » et « never ». « always » et « prompt » suppriment tous les paquets du cache après la mise à niveau ; « prompt » (valeur par défaut) les supprime après une demande et « auto » ne supprime que les archives qui ne peuvent plus être téléchargées (remplacées, par exemple, par une nouvelle version). « pre-auto » les supprime avant de récupérer de nouveaux paquets.
options
Le contenu de cette variable est passé comme options de ligne de commande à apt-get(8) lors de la phase d'installation.
Updateoptions
Le contenu de cette variable est passé comme options de ligne de commande à apt-get(8) lors de la phase de mise à jour.
PromptAfterUpdate
Si cette option est « true », l'opération [U]pdate de dselect(1) interroge toujours l'utilisateur avant de continuer. Par défaut, ce n'est qu'en cas d'erreur que l'on propose à l'utilisateur d'intervenir.

MÉTHODE DAPPEL DE DPKG(1) PAR APT

Plusieurs directives de configuration contrôlent la manière dont APT invoque dpkg(1) : elles figurent dans la section DPkg.
options
Il s'agit d'une liste d'options à passer à dpkg(1). Les options doivent être déclarées en utilisant la notation de liste et chaque élément de la liste est passé comme un seul paramètre à dpkg(1).
Pre-Invoke, Post-Invoke
Il s'agit d'une liste de commandes shell à exécuter avant ou après l'appel de dpkg(1). Tout comme pour Options, on doit utiliser la notation de liste. Les commandes sont appelées dans l'ordre, en utilisant /bin/sh : APT s'arrête dès que l'une d'elles échoue.
Pre-Install-Pkgs
Il s'agit d'une liste de commandes shell à exécuter avant d'appeler dpkg(1). Tout comme pour Options, on doit utiliser la notation de liste. Les commandes sont appelées dans l'ordre, en utilisant /bin/sh : APT s'arrête dès que l'une d'elles échoue. APT transmet aux commandes les noms de tous les fichiers .deb qu'il va installer, à raison d'un par ligne sur le descripteur de fichier demandé, par défaut sur l'entrée standard.
La version 2 de ce protocole envoie plus d'informations à travers le descripteur du fichier requis : une ligne avec le texte VERSION 2, l'espace de configuration d'APT et une liste d'actions de paquet avec le nom de fichier et l'information de version.
Chaque ligne de directive de configuration a la forme clé=valeur. Les caractères spéciaux (signes égal, fin de ligne, caractères non imprimables, guillemets et signe pourcentage dans clé et fin de ligne, caractères non imprimables et signe pourcentage dans valeur) sont %-encodés (encodage URL). Les listes sont représentés par des lignes clé::=valeur multiples avec la même clé. Les sections de la configuration se terminent par une ligne vide.
Les lignes d'action de paquet consistent en cinq champs dans la version 2 : le nom du paquet (sans qualification d'architecture, même si c'est une architecture supplémentaire – « foreign »), la version ancienne, la direction du changement de version (< pour les mises à niveau, > pour les retours en arrière, = pour pas de modification), la nouvelle version, l'action. Les champs versions sont « - » pour pas de version du tout (par exemple lors de la première installation d'un paquet ; pas de version est traité comme antérieur à n'importe quelle version réelle, ainsi c'est une mise à jour, indiquée comme - < 1.23.4). Le champ action est « **CONFIGURE** » si le paquet est en cours de configuration, « **REMOVE** » s'il est en cours de suppression, ou bien le nom d'un fichier .deb s'il est en cours de dépaquetage.
Dans la Version 3, après chaque champ version, se trouve l’architecture de cette version qui est « - » s'il n'y a pas de version, puis un champ montrant le type MultiArch « same », « foreign », « allowed » ou « none ». Veuillez noter que « none » est un nom de type incorrect qui est juste conservé pour des raisons de compatibilité, il devrait être lu comme « no » et les utilisateurs sont encouragés à prendre en charge les deux.
La version du protocole qu'il faut utiliser pour la commande cmd peut être choisie en réglant DPkg::Tools::options:: cmd::Version en conséquence, la version par défaut étant la première. Si APT ne gère pas la version demandée, il enverra les informations dans la version la plus haute qu'il gère.
Le descripteur de fichier à utiliser pour l'envoi des informations peut être demandé avec l'option DPkg::Tools::options:: cmd::InfoFD qui est par défaut 0 comme entrée standard ; l'option est disponible depuis la version 0.9.11. La prise en charge de l'option peut être détectée en regardant la variable d'environnement APT_HOOK_INFO_FD qui contient comme confirmation le numéro du descripteur de fichier utilisé.
Run-Directory
APT se place dans ce répertoire avant d'appeler dpkg(1) ; par défaut, c'est le répertoire /.
Build-options
Ces options sont passées à dpkg-buildpackage(1) lors de la compilation des paquets ; par défaut la signature est désactivée et tous les binaires sont créés.
DPkg::ConfigurePending
Si cette option est choisie, APT lancera dpkg --configure --pending pour laisser dpkg(1) gérer les configurations de paquets et les actions différées. Cette option est automatiquement activée. Il peut par contre être utile de la désactiver pour lancer APT plusieurs fois successives, par exemple quand il est utilisé depuis un outil d'installation. Dans ce cas, seul le dernier de tous les appels successifs peut conserver l'option active.

OPTIONS « PERIODIC » ET « ARCHIVE »

Les groupes d'options APT::Periodic et APT::Archive configurent les comportements périodiques réalisés par le script /usr/lib/apt/apt.systemd.daily, lancé quotidiennement.

LES OPTIONS DE DÉBOGAGE

Les options de la section Debug:: servent soit à provoquer l'affichage d'informations de débogage sur la sortie d'erreur standard du programme qui utilise les bibliothèques APT, soit à activer des modes de fonctionnement spéciaux qui sont principalement utiles pour déboguer le comportement de APT. La plupart de ces options n'ont pas d'intérêt pour un utilisateur normal, mais certaines peuvent tout de même être utiles :
•Debug::pkgProblemResolver affiche d'intéressantes informations sur les décisions prises par les commandes dist-upgrade, upgrade, install, remove et purge.
•Debug::NoLocking désactive le verrouillage de fichier de manière à ce qu'APT puisse effectuer quelques opérations (telles que apt-get -s install) sans avoir les privilèges du superutilisateur.
•Debug::pkgDPkgPM affiche la ligne de commande à chaque appel de dpkg(1).
• Debug::IdentCdrom désactive l'inclusion de données de type statfs dans les identifiants de CD.
Liste complète des options de débogage de APT :
Debug::Acquire::cdrom
Affiche les informations concernant les sources de type cdrom://
Debug::Acquire::ftp
Affiche les informations concernant le téléchargement de paquets par FTP.
Debug::Acquire::http
Affiche les informations concernant le téléchargement de paquets par HTTP.
Debug::Acquire::https
Print information related to downloading packages using HTTPS.
Debug::Acquire::gpgv
Affiche les informations relatives à la vérification de signatures cryptographiques avec gpg.
Debug::aptcdrom
Affiche des informations concernant l'accès aux collections de paquets stockées sur CD.
Debug::BuildDeps
Décrit le processus de résolution des dépendances pour la construction de paquets source ( « build-dependencies » ) par apt-get(8).
Debug::Hashes
Affiche toutes les clés de hachage cryptographiques créées par les librairies d'apt.
Debug::IdentCDROM
Désactive l'inclusion des données de type statfs pour la génération des identifiants de CD, c'est-à-dire le nombre de blocs libres et utilisés sur le système de fichier du CD.
Debug::NoLocking
Désactive le verrouillage de fichiers. Cela permet par exemple de lancer deux instances de « apt-get update » en même temps.
Debug::pkgAcquire
Trace les ajouts et suppressions d'éléments de la queue globale de téléchargement.
Debug::pkgAcquire::Auth
Affiche les détails de la vérification des sommes de contrôle et des signatures cryptographiques des fichiers téléchargés, ainsi que les erreurs éventuelles.
Debug::pkgAcquire::Diffs
Affiche les informations de téléchargement et de prise en compte des fichiers différentiels des indexes de paquets, ainsi que les erreurs éventuelles.
Debug::pkgAcquire::RRed
Affiche les détails de l'application des fichiers de différences aux listes de paquets d'APT quand ces fichiers de différences sont téléchargés à la place des fichiers complets.
Debug::pkgAcquire::Worker
Affiche toutes les interactions avec les processus enfants qui se chargent effectivement des téléchargements.
Debug::pkgAutoRemove
Affiche les changements concernant le marquage des paquets comme installés automatiquement, et la suppression des paquets inutiles.
Debug::pkgDepCache::AutoInstall
Crée les informations de débogage décrivant quels paquets sont installés automatiquement pour satisfaire les dépendances. Cela concerne la passe initiale d'installation automatique effectuée par exemple par apt-get install et pas le système de résolution de dépendances complet de APT ; voir Debug::pkgProblemResolver pour ce dernier.
Debug::pkgDepCache::Marker
Crée les informations de débogage décrivant quels paquets sont gardés/installés/supprimés pendant le travail de l'outil de résolution de problèmes. Chaque ajout ou suppression peut impliquer des actions supplémentaires ; elles sont alors indiquées avec une indentation de deux espaces de plus que l'action qui les a déclenchées. Le format de chaque ligne est MarkKeep, MarkDelete ou MarkInstall suivi de nom-paquet <a.b.c -> d.e.f | x.y.z> (section) où a.b.c est la version actuelle du paquet, d.e.f la version devant être installée et x.y.z une version plus récente qui n'est pas prévue pour être installée (à cause d'un score plus faible). Ces deux derniers éléments peuvent ne pas être mentionnés s'ils ne sont pas pertinents où lorsque ils sont identiques à la version installée. section est le nom de la section où figure le paquet.automatiquement pour satisfaire les dépendances. Cela concerne la passe initiale d'installation automatique effectuée par exemple par apt-get install et pas le système de résolution de dépendances complet de APT ; voir Debug::pkgProblemResolver pour ce dernier.
Debug::pkgDPkgPM
Affiche la commande exacte d'invocation de dpkg(1) à chaque appel ; les paramètres sont séparés par des espaces.
Debug::pkgDPkgProgressReporting
Affiche l'ensemble des informations reçues de dpkg(1) par l'intermédiaire du descripteur de fichier d'état, et les éventuelles erreurs d'analyse de ce fichier.
Debug::pkgOrderList
Affiche les étapes de l'algorithme utilisé pour choisir l'ordre dans lequel apt passe les paquets à dpkg(1).
Debug::pkgPackageManager
Affiche le détail des opérations liées à l'invocation de dpkg(1).
Debug::pkgPolicy
Affiche, au lancement, la priorité de chaque liste de paquets.
Debug::pkgProblemResolver
Affiche la trace d'exécution du système de résolution de dépendances (ne concerne que les cas où un problème de dépendances complexe se présente).
Debug::pkgProblemResolver::ShowScores
Affiche la liste de tous les paquets installés avec leur score calculé par l'outil de résolution de problèmes. La description du paquet est celle qui est décrite dans Debug::pkgDepCache::Marker.
Debug::sourceList
Affiche les fournisseurs déclarés dans le fichier /etc/apt/vendors.list.
Debug::RunScripts
Affiche les commandes externes qui sont appelés par le point d'entrée apt. Cela inclut par exemple les options de configuration DPkg::{Pre,Post}-Invoke ou APT::Update::{Pre,Post}-Invoke.

EXEMPLES

Le fichier /usr/share/doc/apt/examples/configure-index.gz contient un modèle de fichier montrant des exemples pour toutes les options existantes.

FICHIERS

/etc/apt/apt.conf
APT configuration file. Configuration Item: Dir::Etc::Main.
/etc/apt/apt.conf.d/
APT configuration file fragments. Configuration Item: Dir::Etc::Parts.

VOIR AUSSI

apt-cache(8), apt-config(8), apt_preferences(5).

BUGS

APT bug page[1]. If you wish to report a bug in APT, please see /usr/share/doc/debian/bug-reporting.txt or the reportbug(1) command.

TRANSLATION

The english translation was done by John Doe <john@doe.org> in 2009, 2010 and Daniela Acme <daniela@acme.us> in 2010 together with the Debian Dummy l10n Team <debian-l10n-dummy@lists.debian.org>.
Note that this translated document may contain untranslated parts. This is done on purpose, to avoid losing content when the translation is lagging behind the original content.

AUTEURS

Jason Gunthorpe
APT team
Daniel Burrows <dburrows@debian.org>
Documentation initiale de Debug::*.

NOTES

1.
APT bug page
25 novembre 2016 APT 1.4.8